Conforter (verbe)
Définition de l'Académie française (éd. 1986)
| Verbe |
X e siècle. Du latin chrétien confortare, « renforcer », « consoler, ré
1. Class. Fortifier par des encouragements, des consolations. Conforter les affligés, les mourants.
2. Fortifier, rendre plus solide. Un argument propre à
Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)
| Verbe |
Fortifier par des encouragements, des consolations. "Conforter les affligés. Conforter les mourants." Il a vieilli. On dit plutôt RÉ
Dictionnaire d'Emile Littré
| Verbe |
1 Terme de médecine. Relever les forces, donner du ton. Cela conforte l'estomac.
2 Fig. Relever le moral.
ROTROU: « Cette raison au moins en mon mal me conforte ; Que, s'il n'est supportable, il faudra qu'il m'emporte »
BOURD.: « Lorsqu'il est le plus à craindre que ses forces ne viennent à défaillir, on lui soustrait le pain qui doit les réparer et le
3 Se
VOLT.: « Je vous donnerai une bouchée de pain, confortez-vous »
VOLT.: « Je me conforte dans mes disgrâces en buvant de meilleur vin que.... »
HISTORIQUE
XIIème siècle
Ronc. p. 95: Pour sol la mort un peu [il] se conforta [l'espoir seul de la mort le reconforta]
ib. p. 101: Beaux sires rois, de ce vous confortez
Couci, VIII: Si [je] m'i confort [en son souvenir], quand ele m'est loingtaine
ib. XIV: Quant plus me truis [trouve] pensis et esgaré, Plus [je] me confort as biens dont ele est pleine
Th. le mart. 100: Car uns huem vint à li, qui mult le conforta
XIIIème siècle
Romancero, p. 125: Je chanterai, car plus ne m'en puis taire, Pour
Berte, LXXVI: Pour
la Rose, 2633: Ceste esperance le conforte, Et cuer et talent li aporte De son cor à martire offrir
BEAUMANOIR: « Si comme cascune partie allegue resons de droit et de fet ou de coustume, por
XIVème siècle
ORESME: « Nul ne doit son ami
ORESME: « Comme se il voulsissent par ce les bons atraire et
XVème siècle
FROISS.: « Confortez-vous, et votre gentil fils aussi, car je vous tiendrai ma promesse »
FROISS.: « Si se mit en bon convenant ; car il estoit hardi chevalier et conforté durement »
COMM.: « Ledit conte Campobache conforta [appuya] ceste parolle »
XVIème siècle
RAB.: « Il deffend les opprimez, il conforte les affligez »
MAROT: « Quand il revient, chacun est conforté »
MARG.: « Il aimoit mieux gagner de l'argent, en le confortant en ses folies, que de faire office d'un bon serviteur »
LANOUE: « Theodore de Beze et quelques uns de ses compagnons lui firent une très sage et belle remonstrance, pour le
D'AUB.: « La pointe de la main droite estoit confortée par un quarré de mille chevaux lanciers »
MONT.: « Ces peuples, soubs des mains qui eussent conforté et promeu les bonnes semences que nature y avoit produict »
MONT.: « Chascun, à qui mieulx mieulx, va plastrant et confortant cette creance receue, de tout ce que peult sa raison, qui est un util souple, contournable, et accommodable à toute figure »
ÉTYMOLOGIE
Confort ; provenç. et espagn. confortar ; ital. confortare.
Signification éditée en 1835 par l'Académie Française
| Verbe |
Fortifier, corroborer. "Cela conforte l'estomac, conforte le cerveau."
Il signifie aussi, figurément, Encourager, consoler. "Conforter les affligés. Conforter les mourants." Ce sens vieillit.
Ancienne définition de 1798 (Académie Française)
| Verbe |
Fortifier, corroborer. "Cela conforte l'estomac, conforte le cerveau".
Il signifie aussi Encourager, consoler. "Conforter les affligés. Conforter les mourans". Il commence à vieillir en ce sens.
Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)
| Verbe |
Fortifier, corroborer. "Cela conforte l'estomac, conforte le cerveau."
Il signifie aussi Encourager, consoler. "Conforter les affligés. Conforter les mourans." Il commence à vieillir en ce sens.
Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
| Verbe |
Fortifier. "Cela conforte l'estomac, conforte le cerveau".
Il sign. aussi Encourager, Consoler. "Conforter les affligez.
Emplacement dans le dictionnaire :
Quelques citations relatives :
Citation n°1 de Prosper de BARANTE (Histoire des ducs de Bourgogne de la maison de Valois : 1364-1477)...juré, en présence de plusieurs chevaliers, sur la damnation de leur âme, sur la foi et serment de leur corps, sur les saints évangiles, sur les saintes reliques touchées, de s'aider, conseiller et conforter mutuellement, de corps, d'âmes, et de biens, toutes les fois qu'ils seraient attaqués dans leur honneur et l'état de leurs personnes. Il le requérait donc et sommait, en vertu de cette alliance, de...
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